Régé-Jean Page et Phoebe Dynevor
(Simon Basset et Daphne Bridgerton)

L’engouement autour de la série Les Chroniques des Bridgerton basée sur les livres de Julia Quinn sur les réseaux sociaux m’ a poussé à la regarder. Et, comme tout le monde, j’ai succombé, j’ai « mangé » tous les épisodes en deux jours. Je suis de toute façon ce qu’on peut appeler « bon public » sans pour autant perdre mon sens critique. Mais quand, dès le générique, le nom de Shonda Rhimes apparait, vous savez que la série cartonnera.

Shonda Rhimes

J’ai tout aimé dans la série : le scénario avec l’angle original de Lady Whistledown, les décors magnifiques dans ces vrais châteaux et ces jardins fleuris, les costumes d’époque et bien sûr les acteurs ! Depuis que je suis enfant, dans tous les films ou reportages, dans toutes les séries, la couleur de la peau des acteurs (n’importe laquelle) fait partie intégrante du scénario. SAUF dans Les Chroniques des Bridgerton ! A la fin du premier épisode, j’en avais presque les larmes aux yeux de joie de voir qu’ENFIN, le jeu des acteurs primait sur la couleur de leur peau. Donc Mille Mercis à Shonda Rhimes. Elle a réalisé un exploit que nul avant elle n’avait fait ou même osé y penser.

Georgette Heyer

Les scénaristes Chris Van Dusen et Abby McDonald ont été aidés par l’auteure de la romance elle-même Julia Quinn et le livre a certes été remodelé mais la série ne perd absolument rien en qualité. Je me permets de le dire parce qu’évidemment, j’ai aussi succombé à la tentation de lire le premier tome (en anglais). Mais auparavant, j’avais regardé les critiques mitigés sur les plateformes et beaucoup revenaient sur un nom d’auteure qui m’était alors totalement inconnu : Georgette Heyer, une romancière anglaise du milieu du XXe qui a inspiré Barbara Cartland. Rien que ça ! Cartland que j’ai lue plus jeune et qui m’a initiée à la romance historique puisqu’elle aussi situait les actions de ses livres pendant la Régence anglaise. La fouineuse que je suis a donc commencé par lire cette illustre inconnue qui a écrit de nombreux livres dont la plupart sont toujours encensés. J’ai pris le plus connu : « Frederica » (toujours en anglais mais il est aussi traduit en français).

Que dire de ce livre ? J’ai mis deux jours à le lire. Conclusion : je l’ai adoré ! Eh oui, Georgette Heyer est bien la pionnière de la romance historique. Elle est parfaitement documentée sur la période. L’histoire d’amour est totalement addictive et touchante, les personnages secondaires indispensables et l’humour est souvent présent. Mais si vous la lisez, n’oubliez pas qu’elle a écrit au milieu du XXe siècle, à une époque où la femme n’a guère de liberté et encore moins sexuelle.

Julia Quinn a donc apporté à ses livres qui arrivent en droite ligne de ces deux femmes, Heyer et Cartland, la touche érotique contemporaine. Moi, la passionnée d’histoire, je suis aux anges de constater que grâce à cette série, beaucoup de personnes se sont enfin intéressées à la romance historique. Une reconnaissance méritée car l’Amour n’a pas d’époque. Bien joué Mme Quinn ! Je vais continuer à vous lire.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.